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À Brest, des salariés recrutés par un faux service du ministère de la Justice

Gaëlle Le Pors 2 min de lecture
À Brest, des salariés recrutés par un faux service du ministère de la Justice

Une fausse entité présentée comme un service du ministère de la Justice a recruté une quinzaine de salariés en Bretagne, notamment à Brest. Selon letelegramme.fr, cette structure, appelée Service régional de supervision des politiques de protection de l’enfance, a été inventée de toutes pièces.

Trois implantations ont été créées à Brest, Saint-Brieuc et Rennes. Les locaux étaient loués et équipés de manière régulière. Cinq voitures de service ont aussi été achetées et portaient un logo du ministère de la Justice. Des cartes de carburant avaient été acquises.

Des salariés en situation de vulnérabilité

Les personnes recrutées étaient, pour la plupart, dans des situations de vulnérabilité professionnelle. Le faux employeur pouvait ainsi bénéficier d’aides de l’État. La fraude a été révélée lorsqu’une administration intermédiaire a contacté le ministère de la Justice afin d’orienter ces financements.

L’inspection du travail a ensuite été saisie. Les salariés ont appris qu’ils avaient été trompés et qu’ils ne seraient jamais rémunérés, indique letelegramme.fr. Une quinzaine de mois de salaires et de charges s’ajoutent au préjudice financier, ainsi qu’un préjudice moral pour les personnes embauchées.

Une Finistérienne en détention provisoire à Brest

La chancellerie a donné l’alerte, permettant l’ouverture des investigations. Les enquêteurs ont notamment découvert de faux arrêtés ministériels, un faux décret et une carte de fonctionnaire contrefaite. Les factures liées aux achats étaient adressées aux services du ministère avec des documents factices.

Le préjudice financier direct est, à ce stade, estimé à une centaine de milliers d’euros sur quatre mois. Les enquêteurs ont également relevé des dépenses personnelles, dont des frais d’hôtellerie, de restaurant, de thalassothérapie, ainsi que des achats alimentaires et d’ameublement.

Une Finistérienne de 38 ans a été interpellée au début de l’été. Elle est depuis placée en détention provisoire à la maison d’arrêt de Brest. Le parquet de Quimper précise qu’aucune date d’audience n’a encore été fixée.

Source : letelegramme.fr

Gaëlle Le Pors

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